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Tête d'ours
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Tuture
ビートの写真ゲーム - Le jeu des photos de Beat
A chaque centaine de numéros parus, les Cahiers du Cinéma (ouais je me
la pète) invitent un réalisateur. Pour le numéro 600 (mois d'avril), c'est
Takeshi Kitano qui était invité. Comme il est resté très gamin, il a
proposé un petit jeu très simple à ses pairs réalisateurs.
Ce jeu, sottement baptisé Ciné-manga,
consiste à choisir quatre photos parmi une série de soixante-neuf
prises par Kitano (j'adore ce type! :D), et à raconter une petite
histoire
avec. Ce qu'on veut, n'importe quoi, aucune autre limite que le nombre
de photos.
Ces mini-histoires, inventées par le Nippon fripon et
d'autres réalisateurs (Assayas, Doillon, Van Sant...) ont donc fait
l'objet d'un supplément au numéro 600 de la célèbre revue, suivies
d'une interview où j'ai enfin appris pourquoi l'acteur Takeshi Kitano
s'appelle Beat Takeshi.
Et en plus maintenant, c'est nouveau, une version interactive est disponible sur
le site des Cahiers,
où l'on peut monter soi-même et publier sa petite histoire. Il est même
possible de télécharger les soixante-neuf photos (une par une, c'est un
peu fastidieux mais
passons...) - et les publier sur d'autres sites, elles sont libres de
droits !
Amusez-vous !
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「茶の味」
Ces cons de distributeurs français ont gardé le titre anglais "The
taste of tea" alors que "Le goût du thé" aurait fait très bien. Bref.
Voilà un petit film (2h30 quand même) très bien fait, de Katsuhito
Ishii. C'est la bête histoire d'une famille japonaise ordinaire, un
père, une mère, un fils ado, une petite fille, un grand-père hébergé et
un oncle qui squatte. Chacun d'eux va devoir résoudre un problème
pendant le film. Et quand ces personnages ne sont pas tordus eux-mêmes,
ils rencontrent des tordus bien marrants. Ishii réussit ce que seuls
certains cinéastes japonais actuels, Kitano en tête, semblent capable
de réussir : ce savant mélange de poésie (effets numériques exagérés à
l'appui), d'humour potache (voire scato par moments) et d'émotion
retenue.
Allez-y les yeux fermés. Enfin, c't'une expression hein. ^^
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Parce que ça tourne en boucle chez moi
Toujours dans la même clique, je vous présente (peut-être) Rubin Steiner dont le dernier album Drum Major ! vient de sortir et c'est un enchantement.  Première bonne chose : l'album est impossible à classifier. Vous le trouverez probablement (et plus vite que ça!) au rayon électro, mais on y entend aussi bien des guitares électriques ou pas, des cuivres, des samples, des pianos, des basses que des machines bidouillatoires et même du theremin, un drôle d'instrument électrique doté de deux antennes qui réagissent aux variations de champs magnétiques provoquées (les variations) par la proximité des mains du joueur (on doit aussi pouvoir jouer avec la tête ou la bite, mais ça doit être plus difficile question souplesse). Et pourquoi ça donc ? Parce que le Steiner s'est nourri depuis son adolescence d'influences diverses, qu'on pourrait parfois qualifier de contre-nature (comme si la musique était naturelle), rock, hip-hop, jazz et bien d'autres... Voir la liste interminable des remerciements qui conclut le livret. Deuxième bonne chose : l'album fait plaisir à entendre. Qu'ils soient plutôt "dansants" (les tubes Your life is like a Tony Conrad concert, Ten drummers back) ou plutôt calmes (les fondants Que bonita es la vida, Universe) tous les morceaux vous collent une pêche incroyable. Et pourquoi ça donc ? Parce que le Steiner s'est manifestement fait plaisir à composer et enregistrer ce petit bordel organisé : une mélodie simple sur laquelle viennent s'agglutiner toutes sortes de sons comme de la limaille de fer sur un aimant, le tout gardant une agréable cohérence. Troisième bonne chose : l'album est beau. Suprise en ouvrant le boîtier du CD : "Bah ! ils ont mis un mini-vinyl dedans ???" Non non, la galette noire microsillonnée jusqu'à la rondelle bleu ciel est bien un CD. Sinon, le site de Rubin Steiner c'est par là !
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